En ce début d’année 2026, plusieurs réformes et ajustements entrent en vigueur et sont susceptibles d’impacter les actifs, les employeurs, les organismes de formation et les personnes en reconversion.
Voici les points clés à retenir :
1. Revalorisation du SMIC et paramètres sociaux
Comme chaque année, le SMIC augmente au 1er janvier 2026. Le salaire horaire brut sera de 12,02 €, ce qui correspond à 1 823,03 € brut par mois pour un temps plein, soit 1 443,11 € net. Le plafond de la Sécurité sociale est également relevé.
Des évolutions sur les cotisations sociales (assurance vieillesse, AT-MP) et les grilles de cotisation patronales sont également mises en place.
2. Reconversion professionnelle et sécurisation des parcours
Nouveau contrat de reconversion professionnelle
Un type de CDD spécifique à la reconversion professionnelle est intégré au Code du travail pour faciliter la mobilité et la reconversion des salariés, notamment les seniors ou ceux en évolution de carrière.
Le dispositif Pro-A (reconversion/promotion par alternance) est supprimé au profit de ce nouveau cadre entrant en vigueur en 2026.
3. Aides à l’embauche d’apprentis et apprentissage
À partir du 1er janvier 2026, l’aide exceptionnelle à l’embauche d’apprentis est recadrée :
- réservée aux entreprises de moins de 250 salariés,
- limitée aux apprentis préparant une certification jusqu’au niveau Bac.
Le montant reste à 5 000 € pour la première année (6 000 € si l’apprenti est en situation de handicap).
4. Formation professionnelle et financement
Le débat autour du maintien de l’éligibilité du bilan de compétences au CPF est engagé dans le cadre du projet de loi de finances 2026. Certaines propositions visent à instaurer un plafond ou ajuster sa prise en charge. Assemblée Nationale
📌 Même si rien n’est définitivement voté au moment de la publication, cette question mérite une veille active pour les acteurs de la formation et les bénéficiaires.
5. Indemnités employeurs et dispositifs complémentaires
Le taux de la contribution patronale relative aux indemnités de rupture conventionnelle et de mise à la retraite est rehaussé de 30 à 40% pour les ruptures intervenant à compter du 1er janvier 2026.
Le niveau de l’exonération applicable aux bénéficiaires de l’aide à la création et à la reprise d’entreprise (ACRE) est réduit à 25 % des cotisations sociales éligibles. Cette évolution s’applique aux nouveaux bénéficiaires déclarant au réel à compter du 1er janvier 2026.
En résumé, 2026 apporte de nombreuses réformes, mais l’instabilité gouvernementale crée une forte incertitude : budget, financements et décisions clés restent en suspens.
Tous les acteurs – employeurs, salariés et organismes – doivent rester vigilants et prêts à s’adapter rapidement.












